| Biennale africaine de la photographie : RENDEZ-VOUS DANS DEUX SEMAINES |
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Bamako recevra la crème des photographes du continent, des galeristes, des organisateurs de festivals de photos et des acheteurs Dans une quinzaine de jours, Bamako recevra la crème des photographes du continent, des galeristes, des organisateurs de festivals de photos, des acheteurs et bien sûr des journalistes du monde entier. Ce sera les 8è Rencontres Biennale africaine de la photographie. Les professionnels de la photo se retrouvent dans notre pays, pour présenter leurs oeuvres, discuter de leurs travaux, vendre, acheter et recueillir des informations sur les nouvelles tendances. La première édition des Rencontres africaines de la photographie a eu lieu en 1994, à l’initiative de l’Association Afrique en créations, avec le soutien du gouvernement. Cette première édition fut pilotée par deux photographes français, Françoise Huguier et Bernard Descamps, fondateurs de la rencontre. Les œuvres d’une cinquantaine de photographes venus d’une quinzaine de pays africains ont permis de produire une vingtaine d’expositions et de souligner la richesse d’un secteur encore méconnu de la création africaine dans ses dimensions artistiques, économiques, historiques et documentaires. Ces premières Rencontres ont permis de rompre l’isolement des photographes africains, en leur permettant de se rencontrer et d’échanger. Mais davantage encore, elles leur permettaient de découvrir un patrimoine iconographique dont ils ignoraient l’existence, les invitant à en devenir les héritiers et les bâtisseurs. Tous les partenaires convergeaient vers une ambition : faire de Bamako une vitrine de la création africaine dans le domaine de la photographie. Une convention associant le ministère de la Culture et de la Communication, la mission française de coopération et d’action culturelle à Bamako et Afrique en créations a été signée pour renforcer les accords de partenariat déjà mis en place et pour assurer le bon développement du programme dans la perspective des Rencontres de 1996. Les deuxièmes Rencontres, qui ont eu lieu du 9 au 15 décembre 1996, s’inscrivaient dans la continuité de la première édition, avec l’exposition de nouveaux genres photographiques et de nouveaux artistes africains. En termes d’organisation, cette deuxième édition a accordé une attention particulière à l’intégration des savoir-faire bamakois. Sous le titre «Art et tradition du portrait en Afrique», le réseau FNAC a diffusé une partie des œuvres exposées à Bamako. Parallèlement, Afrique en créations s’est attachée à faire circuler plusieurs des expositions produites par les deux premières éditions des Rencontres de Bamako. Un réseau se met en place. Les trois Rencontres, qui se sont déroulées en 1998, 2001, 2003, s’inscrivent dans une politique de pérennisation dont le principal objectif est la valorisation des talents et la contribution des Africains à l’art photographique. Elles combinent l’approche thématique avec une exposition par pays qui mêle différents genres et styles. Les éditions de 2005 et 2007 marquent une rupture dans la conception même de la manifestation. Les rencontres de la photographie africaine deviennent tout simplement les Rencontres africaines de la photographie, marquant ainsi les ambitions internationales de la manifestation.Vocation panafricaine. Pendant ce temps, les photographes maliens ont mûri. Ils ne se contentent plus de faire des portraits ou des photos en studio. Ils ont compris que la photo est art à part entière et aussi un formidable média qui permet des genres comme le documentaire, le reportage entre autres. Les plus grandes galeries: Les aînés comme Seydou Kéïta, Malick Sidibé, Sakaly, sortent de l'ornière. Ils sont sollicités dans les plus grandes galeries, manifestations à travers le monde. Leur travail est désormais reconnu comme témoin du temps passé et l'esthétique est très apprécié. Malick Sidibé est récompensé à trois reprises en Hollande par le prix Hasselblad en 2003, le Lion d'or de la Biennale de Venise en Italie en 2007 et le 23 juin 2009, Malick Sidibé remporte le prix PhotoEspaña Baume & Mercier 2009 pour son travail de portraitiste.La création d'une école de formation des femmes photographes et celle du Centre de formation professionnelle par la coopération suisse, constituent des acquis importants. Puis c'est la Maison africaine de la photographie (MAP) qui répond au statut d’un établissement public à caractère scientifique, technologique et culturel, bénéficiant de l’autonomie de gestion et d’un patrimoine propre affecté par l'État. De droit malien, avec cependant une vocation panafricaine affirmée, la Maison est au service de tous les opérateurs photographiques d’Afrique et d’ailleurs, sans exclusive. Elle abrite le siège de la direction générale des Rencontres africaines de la photographie. La mission de la MAP consiste essentiellement en un travail de collecte, de conservation, de promotion et de diffusion des œuvres du patrimoine photographique africain. Elle apporte son appui aux organisations et photographes professionnels, dont elle favorise les échanges aux échelons africain et mondial. Elle s'attelle à la formation continue des photographes maliens notamment. En 2008, quatorze photographes nationaux sont invités dans la capitale de la photographie africaine pour venir produire sur un thème de leur choix. Au total, ils traitent divers sujets. Le domaine d’utilisation de la photo (information et communication), recherche du thème, photo et lumière, reportage (prises de vue), visite des structures (CFP, Promo-Femmes, Musée de Bamako), lectures d’images (observations, critiques et analyse), sélection définitive, montage d’exposition.Le rendez- vous biennale de la photo a sans doute permis à notre pays de rajouter à son image d'exemple démocratique, en Afrique, celle d'un d'avant-gardiste. Car la photo est un art contemporain ouvert à toutes les évolutions surtout des multimédia.Sa tenue régulière, sans interruption 15 ans durant, est un gage de stabilité et d'engagement du Mali à favoriser cette activité de création. Ainsi, nous sommes rentrés dans l'agenda culturel mondial comme une place forte artistique. Cette année, on peut d'ors et déjà parler de consécration. Mais jamais notre pays n'a pu placer 5 photographes et vidéastes dans la sélection officielle. |